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08/01/2015

Cabu, 8 janvier midi

Cabu, charlie hebdo

"Ils ont tué Cabu, le pacifiste, le généreux, le meilleur homme de la Terre autant que le meilleur dessinateur." écrit Laurent Joffrin ce matin sur Libération. Voilà. Générosité, gentillesse, c'est l'image qui s'impose quand je pense à Cabu. Pourtant il a (vait, c'est dur) la dent dure, le crayon acéré, plus souvent qu'à son tour. Pour tout ce qu'il détestait et qu'il se plaisait à caricaturer, la connerie en gros et en détail. Mais quand je pense à lui et à ses dessins qui me sont si familiers depuis tant d'années, je vois d'abord son grand Duduche au regard franc, ses animaux qui cavalent un peu partout, ses vues du Paris qu'il aime et qui était le même que celui que j'aime, les musiciens de jazz, et puis surtout ses jeunes femmes aux robes si courtes, aux visages si ovales, aux grands yeux et aux poitrines généreuses. Gentillesse, tendresse, même pour ses cibles parfois. Je me souviens qu'il y a longtemps, j'avais voulu faire des T-shirts et je m'étais payé tout le matériel. Mon premier modèle ce fut son Mitterrand, celui de la première couverture de Charlie-Hebdo seconde manière en 1992. "Et Charlie qui revient...". Ensuite il y a eu le Chirac façon Fantômas, fait pour un copain. Son trait était plus complexe qu'il ne le semblait. Il va tellement me manquer dans les colonnes du Canard.