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30/07/2011

Défi musical et estival : jour 8

Une chanson dont vous connaissez toutes les paroles

Cela m'a toujours attristé, mais j'ai toujours été assez mauvais pour apprenre par coeur les poésies et les paroles de chansons, même celles que j'ai écouté d'innombrables fois. Je butte toujours sur quelque chose. Je suis donc partit sur quelques-unes dont il me semblait que... oui, bon, mais non. Après cette série de tests, la seule que j'ai réussi à chantonner complètement, c'est celle-ci, sans doute parce qu'il n'y a pas trop de paroles !

29/07/2011

Défi musical et estival : jour 7

Une chanson qui qui vous rappelle un certain évènement

Le 8 janvier 1996, j'apprends dans la journée, au boulot, la mort de François Mitterrand. Il ne fait pas chaud, je crois même qu'il pleut un peu. Je n'ai pas encore Internet, alors le soir, je mets la radio. Peut être avant un rassemblement spontané sur le port, peut être en rentrant. Le poste, c'est une de ces radios-meuble des années 50/60. Je ne dois capter que peu de stations. Je tombe sur une émission qui parle des chansons préférées de Mitterrand. il y a "Jaurès" de Brel et puis "Regarde", le morceau composé par Barbara en 1981. Curieusement, c'est la première fois que je l'entends. Et je reviens, d'un coup, non pas au 10 mai, mais au lendemain, jour de printemps où je me rends au lycée et dont je me souviens encore de l'atmosphère indéfinissable parce, c'était tellement vrai, l'air semblait plus léger.

28/07/2011

Défi musical et estival : jour 6

Une chanson qui qui vous rappelle quelque part

Le petit jardin, chanté par Jacques Dutronc, encore une chanson que j'ai découverte assez tard, me ramène à la maison d'une amie de ma mère, une femme assez vieille, qui se situait du côté de la place des fêtes. C'était une maison ancienne, plutôt modeste, plutôt sombre, avec justement un de ces petits jardins qui sont toujours une surprise dans Paris. Je me souviens encore de l'arbre au milieu. Cette maison, comme tant d'autres, a été démolie lors du massacre perpétré par Pompidou le bétonneur et l'on est passé de Paris-village, un peu populaire encore, à Paris-grandes barres d'immeubles. Ces quartiers ont été défigurés et tous les gens qui vivaient là sont morts.

 

27/07/2011

Défi musical et estival : jour 5

Une chanson qui vous rappelle quelqu'un

L'amie qui m'a fait découvrir Brenda Kahn.

 

26/07/2011

Défi musical et estival : jour 4

Une chanson qui qui vous rend triste

Entre ballades blues, atmosphères jazz et rocks lancinants, difficile de choisir, surtout si la nostalgie s'en mêle, sans compter les morceaux liés au cinéma comme la superbe chanson qui rythme The searchers (La prisonnière du désert - 1956) de John Ford. Je choisis donc un morceau très célèbre, Le temps des cerises, composé en 1866 par Jean-Baptiste Clément et qui devint emblématique de la Commune parisienne de 1871, fausse chanson d'amour et véritable hymne à la révolution idéalisée "Et ce souvenir que je garde au coeur"... Impossible d'écouter cela sans avoir une boule dans la gorge.

Deux versions, très différentes, celle de Noir Désir, quasiment le dernier morceau enregistré par le groupe, et celle, très touchante, utilisée dans le film Porco Rosso (1992) de Hayao Miyazaki.

25/07/2011

Défi musical et estival : jour 3

Une chanson qui vous rend joyeux

D'aucuns me diront que c'est un peu régressif, et ils n'auront sans doute pas tort. Mais outre une passion jamais démentie pour le Muppet Show, je ne puis regarder ce grand moment surréaliste sans m'amuser comme un fou. Ceci posé, il y a pas mal de grands morceaux rock qui donnent une pêche pas possible.

24/07/2011

Défi musical et estival : jour 2

Votre chanson la moins favorite

Là, cela va se bousculer au portillon vu le nombre de chanteurs qui m'énervent et me poussent à éteindre la radio dès que je les entends. Dois-je les citer ? Dois-je vraiment mettre une vidéo de l'un de ces morceaux en forme de bouillie musicale qui encombrent bien assez les ondes, les écrans et le reste . Vraiment ? Non...

Mais je ne vais quand même pas me défiler avec cette chanson assez mauvaise, voir terrible pour moi qui adooore le footbal, d'un chanteur que par ailleurs j'apprécie, Miossec avec son ode au stade brestois :

 

On a quand même eu Goycoechea,
Stephane Guivarc'h, David Ginola,
Vincent Guerin, Martins Corentin,
Bernard Pardo, Bernard Lama,

Quand je me remémore ce qu'on avait comme cuisse
On a quand même trouvé le moyen de sortir de piste
Quand je me remémore, aujourd'hui je le déplore
Ce que l'on a pu faire comme trou dans le coffre fort

On s'est bilandeposé, on s'est sabordé
On s'est hunter-crouté, on s'est faillité,
On s'est rupturedeligamenté...

Mais qu'avons nous fait de nous
Pour être a ce point au fond du trou
Ce n'est même plus de la D3
C'est encore bien pire que ca...

Mais cette année y'a quand même Lorient
Pourvu qu'ils ne finissent pas eux aussi les pieds devant
Y'a pas de raison si on y met du sentiment
A lécher le ventre mou du classement

On s'est ébouillante et coquillage et crustacé,
Sur la plage abandonné,
On s'est sousdivisionné, On s'est tandonachillé,
On s'est danabalisé...

Stade Brestoa, Tralala lala, Tralala lalere

23/07/2011

Défi musical et estival : jour 1

Votre chanson favorite

Question compliquée d'autant que la réponse peut varier d'un moment à l'autre. Autant y aller à l'instinct. Dison, parce que j'adore l'homme, le chanteur et son oeuvre et que je la connais depuis très longtemps, Mathilde par Jacques Brel.


22/07/2011

Défi musical et estival

Trouvé sur Facebook, via le bon Dr Orlof, voici un défi musical en trente jours et trente chansons qui va nous animer l'Hispaniola tout l'été (du moins une bonne partie, surtout ma période de vacances). Voici donc les trente propositions traduites en français de ma blanche main. Si vous voulez participer, c'est ouvert !

jour 01 – Votre chanson favorite
jour 02 – Votre chanson la moins favorite
jour 03 - Une chanson qui vous rend joyeux
jour 04 - Une chanson qui qui vous rend triste
jour 05 - Une chanson qui vous rappelle quelqu'un
jour 06 - Une chanson qui qui vous rappelle quelque part
jour 07 - Une chanson qui qui vous rappelle un certain évènement
jour 08 - Une chanson dont vous connaissez toutes les paroles
jour 09 - Une chanson sur laquelle vous pouvez danser
jour 10 - Une chanson qui vous endort
jour 11 - Une chanson de votre groupe préféré
jour 12 - Une chanson d'un groupe que vous détestez
jour 13 - Une chanson qui est un plaisir coupable
jour 14 - Une chanson que personne ne s'attend à vous voir aimer
jour 15 - Une chanson qui vous décrit
jour 16 - Une chanson que vous avez aimée mais que vous détestez à présent
jour 17 - Une chanson que vous écoutez souvent à la radio
jour 18 - Une chanson que vous aimeriez écouter à la radio
jour 19 - Une chanson de votre album préféré
jour 20 - Une chanson que vous écoutez quand vous êtes en colère
jour 21 - Une chanson que vous écoutez quand vous êtes joyeux
jour 22 - Une chanson que vous écoutez quand vous êtes triste
jour 23 - Une chanson que vous aimeriez jouer à votre mariage
jour 24 - Une chanson que vous aimeriez jouer à vos funérailles
jour 25 - Une chanson qui vous fait rire
jour 26 - Une chanson que vous pouvez jouer sur un instrument
jour 27 - Une chanson que vous aimeriez pouvoir jouer
jour 28 - Une chanson qui vous fait sentir coupable
jour 29 - Une chanson de votre enfance
jour 30 – Votre chanson favorite à la même époque de l'année dernière

Je démarre demain.

22/06/2011

Le grand homme

20/06/2011

So long, Big Man

Clemons.JPG

Et merci pour la joie...

11/06/2011

Spanishs bombs

09/06/2011

"Salomé" par Brenda Kahn

30/03/2011

Denis, Denis...

Debbie Harry.jpg

Photographie DR source Schizodoxe

09/03/2011

De retour

Seven laws.jpg

09/02/2011

Processus créatif

The promise est un objet superbe et déconcertant. Un ensemble à décrypter soi-même pour l'apprécier, ce qui demande un minimum d'efforts et pose peut être plus de question qu'il n'apporte de réponses.

Objet superbe, ce coffret propose le fac-similé d'un carnet de Bruce Springsteen, les pages sur lesquelles il écrit ses chansons, ses textes avec les hésitations, les ratures, les rajouts, les notes, la recherche du mot juste. L'objet est beau par lui-même mais n'est pas livré avec un mode d'emploi (ou si peu), comme s'il nous l'avait confié à l'issue d'un concert ou mieux, après une rencontre. Il y a là quelque chose d'intime, de proche qu'il met dans sa relation avec son public, ses fans, qui est bien dans sa manière.

Maintenant, l'objet n'est pas donné non plus, mais c'est compensé par ce qui accompagne ce document brut. Pour le décrypter, il faut le relier à la musique et aux images qui l'accompagnent. La partie musique se compose de l'album Darkness on the edge of town, sortit en 1978 et remastérisé pour l'occasion (c'est la mode). Ce n'est pas l'album que je j'écoute le plus souvent (moi, ça serait plutôt The wild, the innocent and the E-Street shuffle), mais c'est plein de grands classiques comme Racing in the streets ou Badlands avec deux morceaux atypiques et superbes : Factory et Candy's room. Ce n'est pas pour cela qu'on va acheter le coffret. Le gros morceau, c'est The promise, double album qui est ce que Darkness... aurait pu être si le Boss n'était pas le Boss et que cette période intensément créative, marquée par des déboires judiciaires avec son bientôt ex-manager et des tensions avec son groupe, ne l'avait poussé à se remettre encore et toujours en question. Perfectionniste et déterminé, obstiné, il travaille, compose, reprend et finalement accouche de l'album aux tonalités sombres mais pas que (Promised land) bien connu.

D'une certaine façon, The promise est un peu ce que sera en 1980 le double The river. Mélange des genres, enjoué et mélancolique, ludique et romantique, foisonnant là où Darkness... sera finalement d'un bloc.

Ce n'est pas évident mais The promise ici proposé a été bien évidemment travaillé aux standards 2010 avec parfois l'intervention des musiciens d'aujourd'hui comme dans Someday (Well'be together). Ce n'est pas non plus un recueil d'inédits, la majorité des chansons étant sorties soit dans les albums live officiels (Fire, Because the night), soit dans le magnifique coffret Tracks (Rendez-vous) et son prolongement light (The promise, la chanson). Et je ne parle des éditions parallèles. Ici, les morceaux retrouvent une sorte d'ensemble qui se veut cohérent, du moins voulu par leur créateur. Ce travail pose les limites de l'exercice. The promise n'est pas tant le premier jet de Darkness... que la vision qu'en a Springsteen trente ans plus tard. Y a t'il tromperie sur la marchandise ? Ambiguïté seulement. The promise n'existe pas puisque c'est Darkness... qui existe, mais The promise est à écouter à la lumière du fameux carnet (ou le carnet à lire à la lumière de l'album), et l'ensemble donne à approcher le travail créatif en progression qui va aboutir à l'objet fini Darkness... D'où l'impression déroutante aux premières écoutes d'un album qui coince aux entournures, chansons inégales, impressions à peine atténuée par le travail de relecture de 2010. mais l'on comprend alors comment et pourquoi Candy's boy est devenu Candy's room, comment Come on (Let's go tonight) est devenu Factory, pourquoi des morceaux plus enlevés ou joyeux comme Talk to me ou Ain't good enought for you ont été écartés. On pourra s'amuser à retrouver les cris de fête de ce dernier dans Sherry darling de The river, tel phrase recyclée dans une autre chanson. On pourra s'étonner, comme à l'époque de Tracks, de l'élimination de chansons superbes comme Spanish eyes ou se réjouir de la mise à l'écart de choses plus anecdotiques. Curieusement, avec le temps, l'album finit par s'imposer comme autonome (plutôt le second disque en ce qui me concerne) et trouve sa place entre les deux opus officiels.

La partie image propose du solide. Un documentaire sur la fabrication de l'album The promise : the making of Darkness on the edge of town réalisé par Thom Zimmy (J'y reviendrais sur Inisfree) pasionnant évidemment de bout en bout. Un second DVD propose une interprétation live de l'album en intégral, au Paramount Theater d'Asbury park, lieu culte s'il en est, par le E-street band en 2009. Plongés dans une lumière de film noir à la James Gray, Springsteen et son groupe jouent les 10 chansons avec une énergie toujours bluffante, avec une sorte de gravité qu'ils ont pris sans doute avec l'âge. Peut être aussi comme le soupçonne le bel article sur 7 and 7 is, le groupe ressent-il désormais la perte de l'un de ses membres, Danny Federici décédé en avril 2008. Thrill hill vault 1976-1978 est un ensemble hétéroclite et remarquable d'essais de studio, répétitions et concert, qui par son côté en vrac est d'une aide précieuse au décryptage de l'ensemble. Sans commentaire à postériori, il donne à voir le travail quotidien, les prises interrompues, les moments magiques où tout se met en place. L'interprétation de The promise et un beau moment qui m'éclaire sur la raison qui fait que je n'ai jamais complètement adhéré à cette chanson. Le texte est brillant, mais malgré des passages musicaux où passe l'harmonie de jeu du groupe, elle manque d'un petit quelque chose qui l'aboutirait pleinement, ce qui explique sans doute que Springsteen ne l'a jamais retenue.

Pièce de résistance pour finir, un concert à-priori complet de la tournée 78 (la meilleure, la meilleure) à Houston. Les images portent leur âge (malgré quelques effets qui semblent avoir été rajoutés) mais du coup, avec leurs défauts, elle forment un voyage dans le temps inoubliable. Ce sont les images imaginées sur les plus enthousiasmants de nos bootlegs. C'est le bonheur !

Le coffret

Sur 7 and 7 is

31/12/2010

Bonne année 2011

01/12/2010

Rideau

Vous et moi, on le sait

Le spectacle est terminé

Pourtant c'était presqu'idéal...

18/11/2010

Save my love


01/11/2010

Etat des lieux

"Le gros problème, c'est que les présidents ne sont là que pour quatre ou huit ans, alors que les multinationales, l'industrie, les milieux financiers et l'armée restent en place pour toujours. Ces gens-là ont patiemment mais sûrement grignoté l'économie américaine jusqu'à ce qu'elle ne profite plus au peuple mais aux seuls privilégiés tout en haut de la pyramide. On ne peut pas maintenir la cohérence d'une nation avec le type d'économie que nous connaissons aujourd'hui. En d'autres termes, on méprise les classes populaires, on étrangle les classes moyennes et seule la ploutocratie en profite. La grande question politique du moment, c'est comment transformer le système économico-politique afin de le mettre à nouveau au service du peuple et de l'intérêt général ?"

Un entretien avec Bruce Springsteen sur le site des Inrockuptibles à l'occasion de la sortie de l'édition spéciale de Darkness on the edge of town. Le Boss y parle musique, forcément, mais aussi politique avec des mots qui résonnent bien au-delà de l'Amérique.