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23/02/2007

Julie London

10/02/2007

From this moment on

Je suis resté un moment en froid avec la belle Diana Krall. Cela date de la fois où je l'ai vu se produire en public, à Nice. Comme je le crois beaucoup de spectateurs à priori conquis par avance, nous avons été très déçus. Un set d'à peine une heure, enchaînant les morceaux de façon impersonnelle, techniquement brillante mais mécanique, comme absente. Moi qui suis habitué à la chaleur et l'énergie de gens comme Springsteen, ce fut la douche froide. A sa décharge, il faut avouer qu'une altercation entre deux spectatrices au beau milieu du concert n'a rien arrangé. Tandis que ça criait au balcon, Diana Krall s'est croisée les bras devant son piano, nous disant qu'elle n'était venue que pour jouer de la musique. Pénible sans doute pour elle mais un peu court.

Pourtant j'étais complètement tombé sous le charme de ses deux sommets, The look of love et When i look in your eyes. Sa voix chaude et bien timbrée, la vivacité scat de certains passages, ses choix impeccables (Bacharah, Porter, Gershwin), ses liaisons avec le cinéma à travers la chanson écrite pour le film de Clint Eatswood, les souvenirs de comédies musicales... Et par dessus tout une façon de créer une ambiance intime, comme si elle ne chantait que pour vous. Et puis ces pochettes glamour où elle offrait au regard ses longues jambes. Je sais, on s'éloigne du jazz, mais comme je l'ai écris plus haut j'étais sous le charme. Jusqu'à ce fichu concert.

Même si le projet était plus personnel et sans doute plus risqué, j'ai eu du mal à la suivre sur The girl in the other room ou sur le sympathique et banal Christmas songs. Entre temps, mon disquaire favori m'avait fait découvrir Stacey Kent qui, dans un registre proche, possède une qualité qui manque un peu à la blonde Diana : l'humour. Kent a une proximité, une décontraction qui, sans empêcher l'émotion et la sensualité dans le chant, tranche agréablement sur le petit côté diva que cultive Krall. Mais je ferais quelque chose sur Stacey Kent une autre fois. Il suffit de dire qu'elle avait supplanté largement Diana Krall sur la platine et dans mon coeur.

Me voici réconcilié. J'écoute avec régularité From this moment on, son nouvel album qui renoue avec ses plus beaux moments. Je le fais aussi écouter à ma fille qui ne s'en plaint pas. J'ai retrouvé la Diana Krall que j'appréciais et j'en suis heureux. On y retrouve une très belle collection de standards comme Little girl blue de Richard Rogers ou Isn'T This A Lovely Day d'Irving Berlin (chanté naguère par Fred Astaire dans Top Hat), des arrangements sophistiqués et surtout une tonalité générale plus légère, plus décontractée que dans certains autres albums. "Cet album coïncide avec la période la plus heureuse de ma vie " déclare-t'elle "et je pense que ça s’entend dans la musique. Elle reflète tout à fait mon état d’esprit actuel : la joie que j’ai dans ma vie de tous les jours, le mariage, la famille. L’espoir que j’ai dans l’avenir. " Il est vrai qu'elle attend son premier enfant et que, d'une façon ou d'une autre, il y a une sincérité, une générosité qui transpire dans chaque note et chaque mot. Le titre lui même, « à partir de maintenant » semble emblématique d'un nouveau départ. Un départ qu'elle prend avec un retour aux sources et l'affirmation d'un talent majeur.


Pistes :

Diana Krall sur Wikipedia

Site officiel

Le point de vue de Piotrek

Le CD

09/02/2007

Réconciliation

medium_DianaKrall.jpg

07/02/2007

Détente sous l'orage

22/01/2007

Slalom Dame, la suite

Adorant l'actrice, je me serais intéressé de toutes façons à la chanteuse. Bonne surprise, Paramour le premier album de Jeanne Balibar dépassait l'anecdotique. Et largement. Les accents rock de certains morceaux laissaient entrevoir un véritable engagement que, semble-t'il, les concerts ont confirmé. Hélas pour moi, la belle n'est point descendue jusqu'en mes contrées du sud-est et je n'ai pu le vérifier.

 

Sort donc le second opus : Slalom Dame. Couverture étrange, de dos, comme une invitation à découvrir une autre face. Essai transformé avec brio. Ce second album a la particularité de se dégager totalement de l'influence directe du cinéma. Dans le premier, il y avait le duo avec Maggie Cheung, la citation de Godard, les reprises de Johnny Guitar et de La nuit du chasseur. Ici, il n'y a que quelques réminiscences comme Christiana qui sonne comme Tristana, ou le « J'savais pas quoi faire » de Rien qui sonne comme le « j'sais pas quoi faire » de Pierrot le fou. Et puis un titre, Cinéma, qui est un joli faux-ami. Mais c'est peut être une déformation de cinéphile.

 J'ai tant d'appétit

Pour les choses de la vie

Qui ne se mangent pas

 

Douze chansons donc avec le concours toujours inspiré de Rodolphe Burger (déjà très présent sur Paramour) et de Dominique A entre autres. Douze pièces entre mélancolie et humour qui donnent une unité de style plus rigoureux que sur l'éclectique album précédent. Et une voix assurée, toujours aussi chaude, qui prend parfois des accents façon Barbara. D'accord, toute proportion gardée.

 L'horloge était trop fine

Chaque seconde trop choyée

Qui boit l'eau des piscines

Quand l'eau vient à manquer

 

Jeux sur les mots qui rappellent parfois les collages de Gainsbourg. Une touche de séduction, une fausse nonchalance et la distance ironique sous le spleen léger. Jeanne Balibar s'affirme comme chanteuse et ferait presque oublier de regretter l'actrice. Presque.

 Mon cas m'isole

Oui je suis folle

 

quelques pistes à suivre :

La page de l'album chez Naïve

Un article sur RFI musique

Critique sur Volubilis

Critique sur Chronic'art

Le disque

15/01/2007

Un peu de rose

10/01/2007

Slalom Dame

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17/12/2006

Streets of Laredo

The streets of Laredo, connue aussi sous le nom de The Cowboy's Lament, est une ballade western typique qui m'a rappelé de lointains souvenirs de films d'enfance, Le fils du désert de John Ford en particulier. J'en parlerais d'ici quelques jours sur Inisfree. La chanson est inspirée d'une ballade irlandaise, A Handful of Laurel pour certains, The Bard of Armagh' pour d'autres. Elle aurait récrite vers 1876 parFrancis Henry Maynard au Texas. Nombreux sont ceux qui l'on interprétée, Johnny Cash dont je vous laisse ici la version, l'une des plus fameuses The Sons of the Pioneers, le groupe fétiche de Ford, Joan Baez, Roy Rogers, Prefab Sprout, Marty Robbins, Chet Atkins, Vince Gill, Tex Ritter, Arlo Guthrie et la liste n'est pas exhaustive. J'aurais bien vu Springsteen l'inclure dans son dernier album, We shall Overcome.

 

        

As I walked out on the streets of Laredo
As I walked out on Laredo one day,
I spied a poor cowboy wrapped in white linen,
Wrapped in white linen as cold as the clay.
"I can see by your outfit that you are a cowboy."
These words he did say as I boldly walked by.
"Come an' sit down beside me an' hear my sad story.
"I'm shot in the breast an' I know I must die."
"It was once in the saddle, I used to go dashing.
"Once in the saddle, I used to go gay.
"First to the card-house and then down to Rose's.
"But I'm shot in the breast and I'm dying today."
"Get six jolly cowboys to carry my coffin.
"Six dance-hall maidens to bear up my pall.
"Throw bunches of roses all over my coffin.
"Roses to deaden the clods as they fall."
"Then beat the drum slowly, play the fife lowly.
"Play the death march as you carry me along.
"Take me to the green valley, lay the sod o'er me,
"I am a young cowboy and I know I've done wrong."
"Then go write a letter to my grey-haired mother,
"And tell her the cowboy that she loved has gone.
"But please not one word of the man who had killed me.
"Don't mention his name and his name will pass on."
When thus he had spoken, the hot sun was setting.
The streets of Laredo grew cold as the clay.
We took the young cowboy down to the green valley,
And there stands his marker, we made, to this day.
We beat the drum slowly and played the Fife lowly,
Played the dead march as we carried him along.
Down in the green valley, laid the sod o'er him.
He was a young cowboy and he said he'd done wrong.

Le CD de Johnny Cash

30/11/2006

La rade



29/11/2006

On tour (paroles)

Comme pour beaucoup de choses, je suis venu à la musique de Yann Tiersen par le cinéma. C'était celle qu'il avait composé pour un court métrage d'animation, Le cyclope de la mer réalisé par Philippe Jullien. Saisi par les orchestrations délicates, j'ai cherché à en savoir plus sur le compositeur et j'ai fini par acheter Le phare, son troisième album. Depuis, je suis un fidèle amateur d'autant que j'ai appris à apprécier la richesse d'inspiration du musicien, la générosité de l'homme public et les remarquables prestations de l'homme de scène. Et même si ce dernier aligne bière sur cigarette en concert pour conjurer, un peu comme Miossec, une relative timidité.

 

Sort donc ces derniers jours On tour, un album en public, éclectique comme souvent, avec plusieurs duos (Katel, Diam's, Elizabeth Fraser, Marc Sens) et un inédit franchement magnifique, La rade, une chanson (avec des paroles, ouais des paroles, des vraies !) qui va devenir un de ses standards, j'y mettrais ma main à couper. L'album est bien dans la lignée du double C'était ici et de son curieux album très rock avec Shannon Wright. Donc des versions très électriques, pêchues, faisant parfois penser aux dernières directions musicales prises par Noir Désir. C'est la première fois que j'entends mon morceau fétiche, Les bras de mer, joué de cette façon. Mais c'est bon. Et ça m'amuse de lire encore des chroniqueurs nous signaler que Tiersen, oui, ce n'est pas qu'Amélie Poulain. Et d'une, la valse d'Amélie, c'était très chouette, comme s'il fallait opposer ses différents styles. Et de deux, il y eu quatre albums, une BO et plusieurs tournées depuis le film de Jeunet. Faudrait mettre ses fiches à jour. Bon, basta, je me remets La rade.

 

Je nous vois tous assis devant

Mais le front baissé, les épaules dedans

Avec dans les yeux toutes les larmes d'avant

 

Le site avec le clip de La rade 

L'album

Le DVD 

25/11/2006

On tour

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06/10/2006

Ravel

Jeux d’eaux, composé par Maurice Ravel en 1901 en hommage à son maître, Gabriel Fauré, est interprétée ici par Sviatoslav  Richter

« Les Jeux d'eau, parus en 1901, sont à l'origine de toutes les nouveautés pianistiques qu'on a voulu remarquer dans mon œuvre. Cette pièce, inspirée du bruit de l'eau et des sons musicaux que font entendre les jets d'eau, les cascades et les ruisseaux, est fondée sur deux motifs à la façon d'un premier temps de sonate, sans toutefois s'assujettir au plan tonal classique. »

(Maurice Ravel, esquisse autobiographique, 1928)

 

Source : Wikipedia

13/09/2006

Le bonheur

   
 

22/08/2006

Entr'acte

Le grand Bill "Bojangles" Robinson sur Swanee River (1932)

 

 

29/07/2006

War

Aussitôt dit, aussitôt fait. Après avoir lu l'excellente note de notre homme de Château-Rouge sur Du champagne et des barricades, j'ai eu envie de vous ressortir le cri de rage de Bruce Springsteen, War, une chanson d'Edwin Starr qu'il a régulièrement interprétée avec une fougue a nulle autre pareille. Deux liens pour deux versions en concert : 1988 et 2003 sans doute lors du Rising tour, toujours d'actualité.

 

War! huh-yeah
What is it good for ?
Absolutely nothing
Uh-huh
   
War! huh-yeah
What is it good for ?
Absolutely nothing
Say it again y'all
   
War! huh good God
What is it good for ?
Absolutely nothing
Listen to me?
   
Ohhh? War! I despise
Because it means destruction
Of innocent lives
   
War means tears
to thousands of mothers eyes
When their sons go to fight
and lose their lives
   
I said - War! Huh Good God y'all
What is it good for?
Absolutely nothing
Say it again
   
War! Whoa, Lord ...
What is it good for
Absolutely nothing
Listen to me?
   
War! It ain't nothing but a heartbreaker
War! Friend only to the undertaker
War! It's an enemy to all mankind
The thought of war blows my mind
   
War has caused unrest in the younger generation
Induction then destruction-
Who wants to die?
   
Ohhh? War Good God y'all
What is it good for ?
Absolutely nothing
Say it, Say it, Say it
   
War ! Uh-huh Yeah - Huh !
What is it good for ?
Absolutely nothing
Listen to me ?
   
War! It ain't nothing but a heartbreaker
War! It's got one friend, that's the undertaker
War has shattered many a young mans dreams
Made him disabled bitter and mean
Life is much to precious to spend fighting wars these days
War can't give life, it can only take it away
   
War! Huh Good God y'all
What is it good for ?
Absolutely nothing
Say it again
   
War! Whoa, Lord ...
What is it good for
Absolutely nothing
Listen to me?
   
War! It ain't nothing but a heartbreaker
War! Friend only to the undertaker
Peace Love and Understanding;
tell me, is there no place for them today ?
They say we must fight to keep our freedom
But Lord knows there's got to be a better way
   
War ! Huh Good God y'all
What is it good for ?
You tell me
Say it, Say it, Say it
   
War ! Huh Good God y'all
What is it good for ?
Stand up and shout it.
Nothing !

25/07/2006

California dreaming

Raquel, Paris, 1970...

 

 

 

17/07/2006

Atlantic City


07/07/2006

Grand Georges

J'aime autant Brel que Brassens. Il y a pourtant quelque chose qui les différencie radicalement, c'est que Brel n'a cessé d'évoluer tout au long de sa carrière selon une pente ascendante, cherchant, s'améliorant, explorant de nouvelles pistes musicales ; alors que Brassens semble avoir toujours été Brassens. Si quasiment tous les albums de Brel sont différents, Brassens semble avoir trouvé son style et sa langue dès la première chanson. Ca ne veut pas dire qu'il n'a pas évolué au cours de sa longue carrière, bien entendu, mais ça reste de la maîtrise, de la technique. Le reste, le talent, est déjà là et bien qu'il ait chanté : « Sans technique un don n'est rien qu'une sale manie », Brassens a toujours été Brassens.

  

29/06/2006

Aragon et Castille

  

22/06/2006

Ay Carmela