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09/02/2007

Réconciliation

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07/02/2007

Détente sous l'orage

05/02/2007

Nous soutenons Charlie Hebdo...

« Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait » (Michel Audiard)

Procès des caricatures
"Nous soutenons Charlie Hebdo et le droit de critiquer toutes les religions

Le procès qui s’ouvre au Tribunal de grande instance de Paris du 7 au 8 février 2007 est d’une extrême importance. Charlie Hebdo est poursuivi pour avoir republié les douze dessins danois du Jyllands-Posten sur Mahomet.
Dans un contexte où des intégristes menaçaient de mort quiconque osait soutenir les journaux et pays pris pour cibles, ce journal a choisi de rester fidèle à sa tradition de liberté de ton et d’expression envers toutes les religions et tous leurs symboles : le pape comme Mahomet.
Il l’a fait en mettant ces douze dessins à disposition du grand public, afin qu’il se fasse une opinion par lui-même.
Pour ne pas céder aux injonctions intégristes.
Par solidarité avec Jacques Lefranc, rédacteur en chef de France-Soir, qui venait d’être licencié pour avoir eu ce courage.
Parce que si tous les journaux d’Europe avaient fait de même, l’intimidation des extrémistes aurait échoué.
Parce que si tous les journaux d’Europe s’étaient pliés à cette injonction, leur silence aurait signé la victoire des extrémistes.
Malgré ce climat, des organisations musulmanes traditionnelles (la Mosquée de Paris), intégristes (l’UOIF) et même l’un des bailleurs de fonds de l’islam extrémiste wahhabite en provenance d’Arabie Saoudite (la Ligue islamique) ont choisi d’ajouter à l’intimidation une menace judiciaire en intentant à Charlie Hebdo, au titre des lois antiracistes, un procès pour « injures publiques à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur religion ».

Deux dessins sont visés : celui montrant Mahomet avec une bombe dans son turban, mais aussi celui où Mahomet freine un groupe de kamikazes par cette annonce : « Stop, on n’a plus de vierges en stock. » La couverture du numéro, où Cabu représente un Mahomet « débordé par les intégristes » et qui les désavoue (« C’est dur d’être aimé par des cons ») est également poursuivie pour « injures », alors qu’elle visait justement à montrer un Mahomet se désolidarisant des extrémistes.
C’est dire la confusion entretenue par cette plainte contre un journal qui combat depuis toujours à la fois le racisme et l’intégrisme. Nous refusons cet amalgame, facilité par l’utilisation abusive du mot « islamophobie », consistant à confondre la critique légitime de l’extrémisme islamiste et du terrorisme instrumentalisant les symboles de l’islam avec du racisme à l’encontre des individus de religion musulmane.

Certains nous disent aujourd’hui que le contexte géopolitique devrait inciter à la prudence, voire au silence. C’est tout le contraire. La liberté d’expression et la laïcité ont besoin d’être réaffirmées comme rarement. Ceux qui résistent à l’intégrisme n’ont que la plume et le crayon pour faire face aux menaces. Des démocrates du monde entier, notamment musulmans, espèrent trouver en Europe, et tout particulièrement en France, un havre laïque où leur parole n’est entravée ni par la dictature ni par l’intégrisme.
Si Charlie Hebdo venait à être condamné, si l’autocensure généralisée devait faire jurisprudence, nous perdrions tous cet espace commun de résistance et de liberté.
Pour ces raisons, nous soutenons Charlie Hebdo et le droit de continuer à critiquer toutes les religions sans exception."

Envoyer vos signatures (nom, prénom, présentation) à soutien@charliehebdo.fr
Pour suivre l’évolution du comité de soutien :
www.prochoix.org

24/01/2007

Jaurès opposable

Quand François Mitterrand est mort, je crois l'avoir déjà raconté quelque part, j'étais tombé sur une émission de radio qui passait ses chanson préférées. Parmi celles-ci, il y avait l'une des plus belles du dernier album écrit par Jacques Brel : Les Marquises.

Demandez vous belle jeunesse

Le temps de l'ombre d'un souvenir

Le temps du souffle d'un soupir

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

 

Il semble qu'il n'y ait pas que la belle jeunesse qui doivent se poser la question, mais également un ministre-candidat pas gêné de le citer devant ceux qui auraient sans doute applaudit à son assassinat en 1914. Cela m'a énervé un peu sur le moment et puis il y eu aujourd'hui, dans le Canard Enchaîné un très beau texte de l'excellent Jean-Luc Porquet qui propose un « Jaurès opposable ». Il nous rappelle entre autres que « [Jaurès] disait aussi : « tout progrès vient d e la pensée et il faut donner aux travailleurs le temps et la force de penser » Il n'était pas du genre à ricaner sur les 35 heures. Jaurès opposable ». Pourvu que le ministre-candidat n'ai pas l'idée de citer Brel. Entre Sardou et Halliday, j'en aurais de la contrariété. Et si c'était le cas, je lancerais illico le Brel opposable.

22/01/2007

Slalom Dame, la suite

Adorant l'actrice, je me serais intéressé de toutes façons à la chanteuse. Bonne surprise, Paramour le premier album de Jeanne Balibar dépassait l'anecdotique. Et largement. Les accents rock de certains morceaux laissaient entrevoir un véritable engagement que, semble-t'il, les concerts ont confirmé. Hélas pour moi, la belle n'est point descendue jusqu'en mes contrées du sud-est et je n'ai pu le vérifier.

 

Sort donc le second opus : Slalom Dame. Couverture étrange, de dos, comme une invitation à découvrir une autre face. Essai transformé avec brio. Ce second album a la particularité de se dégager totalement de l'influence directe du cinéma. Dans le premier, il y avait le duo avec Maggie Cheung, la citation de Godard, les reprises de Johnny Guitar et de La nuit du chasseur. Ici, il n'y a que quelques réminiscences comme Christiana qui sonne comme Tristana, ou le « J'savais pas quoi faire » de Rien qui sonne comme le « j'sais pas quoi faire » de Pierrot le fou. Et puis un titre, Cinéma, qui est un joli faux-ami. Mais c'est peut être une déformation de cinéphile.

 J'ai tant d'appétit

Pour les choses de la vie

Qui ne se mangent pas

 

Douze chansons donc avec le concours toujours inspiré de Rodolphe Burger (déjà très présent sur Paramour) et de Dominique A entre autres. Douze pièces entre mélancolie et humour qui donnent une unité de style plus rigoureux que sur l'éclectique album précédent. Et une voix assurée, toujours aussi chaude, qui prend parfois des accents façon Barbara. D'accord, toute proportion gardée.

 L'horloge était trop fine

Chaque seconde trop choyée

Qui boit l'eau des piscines

Quand l'eau vient à manquer

 

Jeux sur les mots qui rappellent parfois les collages de Gainsbourg. Une touche de séduction, une fausse nonchalance et la distance ironique sous le spleen léger. Jeanne Balibar s'affirme comme chanteuse et ferait presque oublier de regretter l'actrice. Presque.

 Mon cas m'isole

Oui je suis folle

 

quelques pistes à suivre :

La page de l'album chez Naïve

Un article sur RFI musique

Critique sur Volubilis

Critique sur Chronic'art

Le disque

15/01/2007

Un peu de rose

10/01/2007

Slalom Dame

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02/01/2007

Bonne résolution

La paresse n’a pas toujours bonne réputation. Longtemps péché capital pour les uns, crime contre la société du travail pour les autres, elle demeure encore aujourd’hui une notion suspecte. On la réduit souvent à un état de molle indifférence, voué à la veulerie et à l’accablement. On se trompe. La paresse peut être joyeuse, contemplative, contestataire. Elle bouscule la logique économique et le temps réglé des loisirs. Par l’inaction et le vide, elle favorise la reconquête de soi. Elle est à la fois un acte de résistance et la voie de la sagesse.

Jean-Louis Hue

28/12/2006

Meilleurs voeux et toutes ces sortes de choses

18/12/2006

Jérusalem d'Afrique

D'une longueur inhabituelle, le nouveau volume des aventures du chat du rabbin est un éclatant retour à ce qui fait pour moi le meilleur de la série de Joann Sfar. Sans être insensible à la mélancolie prenante du précédent opus centré sur le Malka des lions, j'avais eu l'impression que l'auteur digressait. Qu'il cherchait une direction. Le chat ne parlait plus aux humain, ou plutôt il n'était plus écouté par eux. Du coup je perdais tout le sel des échanges dialectiques du premier volume, tout comme le miel de la présence de sa fille Zlabya, réduite à de la figuration.

Retour sur les chapeaux de roues avec la découverte d'un peintre russe dans une caisse pleine de vieux livres et rouleaux sacrés. Le chat retrouve la parole, comprend le russe et devient interprète. Il y retrouve toute sa verve avec sa fonction, son plaisir de la discussion et des mots acérés comme ses griffes. Zlabya et sa robe sensuelle illuminent nombre de pages, son regard de feu transperce son mari trop tiède et se laisse séduire par le peintre. C'est le bonheur.

Et puis voici notre chat, son rabbin et le peintre embarqués sur une des Citröen de la croisière noire dans un périple à travers l'Afrique en compagnie d'un immigré russe, noble et duelliste qui fait penser à certains personnages de Pratt. Se joint à eux un cheik collectionneur de chansons. C'est l'Aventure. Ils croiseront une tribu arabe prétexte à une confrontation des civilisations assez rude, un sultan du désert, un Tintin joliment égratigné, une ravissante serveuse noire et, peut-être, leur rêve d'une Jérusalem d'Afrique.

J'ai retrouvé tout mon enthousiasme pour cette série si originale. Tout en me disant que n'étant pas de culture juive, certaines choses me passaient sans doute au dessus de la tête. Mais Sfar est pédagogue et n'hésite pas à préciser dans ses dessins tel ou tel détail comme le nom des pâtisseries. Et il annonce déjà, comme dans James Bond, que la chat reviendra dans une « tragédie érotique ». J'ai hâte.

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Critique sur Auracan

Critique sur bdselection

Joann Sfar sur Wikipedia

Le site officiel

Le livre

17/12/2006

Streets of Laredo

The streets of Laredo, connue aussi sous le nom de The Cowboy's Lament, est une ballade western typique qui m'a rappelé de lointains souvenirs de films d'enfance, Le fils du désert de John Ford en particulier. J'en parlerais d'ici quelques jours sur Inisfree. La chanson est inspirée d'une ballade irlandaise, A Handful of Laurel pour certains, The Bard of Armagh' pour d'autres. Elle aurait récrite vers 1876 parFrancis Henry Maynard au Texas. Nombreux sont ceux qui l'on interprétée, Johnny Cash dont je vous laisse ici la version, l'une des plus fameuses The Sons of the Pioneers, le groupe fétiche de Ford, Joan Baez, Roy Rogers, Prefab Sprout, Marty Robbins, Chet Atkins, Vince Gill, Tex Ritter, Arlo Guthrie et la liste n'est pas exhaustive. J'aurais bien vu Springsteen l'inclure dans son dernier album, We shall Overcome.

 

        

As I walked out on the streets of Laredo
As I walked out on Laredo one day,
I spied a poor cowboy wrapped in white linen,
Wrapped in white linen as cold as the clay.
"I can see by your outfit that you are a cowboy."
These words he did say as I boldly walked by.
"Come an' sit down beside me an' hear my sad story.
"I'm shot in the breast an' I know I must die."
"It was once in the saddle, I used to go dashing.
"Once in the saddle, I used to go gay.
"First to the card-house and then down to Rose's.
"But I'm shot in the breast and I'm dying today."
"Get six jolly cowboys to carry my coffin.
"Six dance-hall maidens to bear up my pall.
"Throw bunches of roses all over my coffin.
"Roses to deaden the clods as they fall."
"Then beat the drum slowly, play the fife lowly.
"Play the death march as you carry me along.
"Take me to the green valley, lay the sod o'er me,
"I am a young cowboy and I know I've done wrong."
"Then go write a letter to my grey-haired mother,
"And tell her the cowboy that she loved has gone.
"But please not one word of the man who had killed me.
"Don't mention his name and his name will pass on."
When thus he had spoken, the hot sun was setting.
The streets of Laredo grew cold as the clay.
We took the young cowboy down to the green valley,
And there stands his marker, we made, to this day.
We beat the drum slowly and played the Fife lowly,
Played the dead march as we carried him along.
Down in the green valley, laid the sod o'er him.
He was a young cowboy and he said he'd done wrong.

Le CD de Johnny Cash

10/12/2006

Champagne !

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01/12/2006

Les belles histoires d'oncle Bernard

Voici un économiste que je comprends quand il me parle d'économie. Bernard Maris, dit Oncle Bernard dans Charlie Hebdo, vient de sortir le tome 2 de son anti-manuel d'économie aux éditions Bréa. Après les fourmis, cette seconde partie est logiquement consacrée aux cigales.

 

Voyez la violence actuelle des charges contre les 35 heures ! Elles posaient pourtant la question d'un nouvel humanisme : la qualité de la vie. Elles sont dangereuses, nous dit le capitaliste. Au rêve de la fin du travail, on oppose le travail sans fin. Au possible épanouissement dans le boulot, on oppose la compétition à marche forcée.
 
Entretien par Christian Losson - Libération 
 
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Un entretien dans Libération

Un article de Jean Zin sur le tome 1

Les livres

30/11/2006

La rade



29/11/2006

On tour (paroles)

Comme pour beaucoup de choses, je suis venu à la musique de Yann Tiersen par le cinéma. C'était celle qu'il avait composé pour un court métrage d'animation, Le cyclope de la mer réalisé par Philippe Jullien. Saisi par les orchestrations délicates, j'ai cherché à en savoir plus sur le compositeur et j'ai fini par acheter Le phare, son troisième album. Depuis, je suis un fidèle amateur d'autant que j'ai appris à apprécier la richesse d'inspiration du musicien, la générosité de l'homme public et les remarquables prestations de l'homme de scène. Et même si ce dernier aligne bière sur cigarette en concert pour conjurer, un peu comme Miossec, une relative timidité.

 

Sort donc ces derniers jours On tour, un album en public, éclectique comme souvent, avec plusieurs duos (Katel, Diam's, Elizabeth Fraser, Marc Sens) et un inédit franchement magnifique, La rade, une chanson (avec des paroles, ouais des paroles, des vraies !) qui va devenir un de ses standards, j'y mettrais ma main à couper. L'album est bien dans la lignée du double C'était ici et de son curieux album très rock avec Shannon Wright. Donc des versions très électriques, pêchues, faisant parfois penser aux dernières directions musicales prises par Noir Désir. C'est la première fois que j'entends mon morceau fétiche, Les bras de mer, joué de cette façon. Mais c'est bon. Et ça m'amuse de lire encore des chroniqueurs nous signaler que Tiersen, oui, ce n'est pas qu'Amélie Poulain. Et d'une, la valse d'Amélie, c'était très chouette, comme s'il fallait opposer ses différents styles. Et de deux, il y eu quatre albums, une BO et plusieurs tournées depuis le film de Jeunet. Faudrait mettre ses fiches à jour. Bon, basta, je me remets La rade.

 

Je nous vois tous assis devant

Mais le front baissé, les épaules dedans

Avec dans les yeux toutes les larmes d'avant

 

Le site avec le clip de La rade 

L'album

Le DVD 

25/11/2006

On tour

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23/11/2006

La réponse de Kipling

En 1891, Rudyard Kipling, que l'on sait friand de la chose militaire, compose ce poème, comme une réponse à celui de Tennyson, avec l'intention d'attirer l'attention sur la façon déplorable dont l'Angleterre traitait ses héros. Il y a quelque chose de fordien là-dedans.
     
There were thirty million English who talked of England's might,
There were twenty broken troopers who lacked a bed for the night.
They had neither food nor money, they had neither service nor trade;
They were only shiftless soldiers, the last of the Light Brigade.

They felt that life was fleeting; they knew not that art was long,
That though they were dying of famine, they lived in deathless song.
They asked for a little money to keep the wolf from the door;
And the thirty million English sent twenty pounds and four!

They laid their heads together that were scarred and lined and grey;
Keen were the Russian sabres, but want was keener than they;
And an old Troop-Sergeant muttered, "Let us go to the man who writes
The things on Balaclava the kiddies at school recites."

They went without bands or colours, a regiment ten-file strong,
To look for the Master-singer who had crowned them all in his song;
And, waiting his servant's order, by the garden gate they stayed,
A desolate little cluster, the last of the Light Brigade.

They strove to stand to attention, to straighten the toil-bowed back;
They drilled on an empty stomach, the loose-knit files fell slack;
With stooping of weary shoulders, in garments tattered and frayed,
They shambled into his presence, the last of the Light Brigade.

The old Troop-Sergeant was spokesman, and "Beggin' your pardon," he said,
"You wrote o' the Light Brigade, sir. Here's all that isn't dead.
An' it's all come true what you wrote, sir, regardin' the mouth of hell;
For we're all of us nigh to the workhouse, an, we thought we'd call an' tell.

"No, thank you, we don't want food, sir; but couldn't you take an' write
A sort of 'to be continued' and 'see next page' o' the fight?
We think that someone has blundered, an' couldn't you tell 'em how?
You wrote we were heroes once, sir. Please, write we are starving now."

The poor little army departed, limping and lean and forlorn.
And the heart of the Master-singer grew hot with "the scorn of scorn."
And he wrote for them wonderful verses that swept the land like flame,
Till the fatted souls of the English were scourged with the thing called Shame.

O thirty million English that babble of England's might,
Behold there are twenty heroes who lack their food to-night;
Our children's children are lisping to "honour the charge they made-"
And we leave to the streets and the workhouse the charge of the Light Brigade!
     
The last of the Light Brigade
Rudyard Kipling

21/11/2006

Chargez !

Texte du poème d’Alfred Tennyson inspiré par le fameux épisode de la charge de la brigade légère, mis en musique par John Addison et interprété par Manfred Mann à l’occasion du beau film de John Richardson en 1968.

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1.

 

Half a league, half a league,
Half a league onward,
All in the valley of Death
Rode the six hundred.
"Forward, the Light Brigade!
"Charge for the guns!" he said:
Into the valley of Death
Rode the six hundred.

2.

"Forward, the Light Brigade!"
Was there a man dismay'd?
Not tho' the soldier knew
Someone had blunder'd:
Their's not to make reply,
Their's not to reason why,
Their's but to do and die:
Into the valley of Death
Rode the six hundred.

3.

Cannon to right of them,
Cannon to left of them,
Cannon in front of them
Volley'd and thunder'd;
Storm'd at with shot and shell,
Boldly they rode and well,
Into the jaws of Death,
Into the mouth of Hell
Rode the six hundred.

4.

Flash'd all their sabres bare,
Flash'd as they turn'd in air,
Sabring the gunners there,
Charging an army, while
All the world wonder'd:
Plunged in the battery-smoke
Right thro' the line they broke;
Cossack and Russian
Reel'd from the sabre stroke
Shatter'd and sunder'd.
Then they rode back, but not
Not the six hundred.

5.

Cannon to right of them,
Cannon to left of them,
Cannon behind them
Volley'd and thunder'd;
Storm'd at with shot and shell,
While horse and hero fell,
They that had fought so well
Came thro' the jaws of Death
Back from the mouth of Hell,
All that was left of them,
Left of six hundred.

6.

When can their glory fade?
O the wild charge they made!
All the world wondered.
Honor the charge they made,
Honor the Light Brigade,
Noble six hundred.

 

Poems of Alfred Tennyson, J. E. Tilton and Company, Boston, 1870

22/10/2006

Quelques paroles bien senties

J'ai ceci dans mes cartons numériques depuis un moment. C'est une voix et une parole qui me manquent toujours.
 

21/10/2006

Comprend qui veut

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